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Un reportage télé sur le marathon de Paris, les bonnes résolutions de début d’année, un article sur Kilan Jornet ou ton maillot de bain t’ont donné envie de te mettre à la course à pied ? Voici quelques tuyaux pour garder cette motivation et faire tes premiers pas.

8h06, les portes du métro s'ouvrent devant une enfilade interminable de couloirs et non moins de 133 marches. Seulement 3 minutes s'offrent à moi avant le départ de mon train, la réunion avec le big boss ne m'attendra pas. GOOO !

La suite se vit comme un film en accéléré. Je slalome entre les gens tel ton premier Paris Versailles (quand tu ne savais pas qu'il n'y avait pas de SAS de départ), gravis les marches deux par deux... Encore trois grandes enjambées, une impulsion et mon saut en longueur me propulse non pas dans un bac à sable mais à l'intérieur du train, au moment-même où la sonnerie retentit. Dans un grand bruit sec, les portes se ferment derrière moi.


10 minutes plus tard, mon cœur bat toujours aussi fort, prêt à déchirer ma poitrine, le souffle court... "put***, je vais y rester !"  Mes esprits retrouvés, c'est décidé : il FAUT que je me remette au sport ! Et voilà comment je me suis remis au running. 

En vérité, je me suis plutôt remis au tennis. Mais pour tenir 2 à 3 heures sur un terrain, faut "avoir des jambes", et pour ça, le running est un bon complément. Comme pour beaucoup d'autres sports d'ailleurs. 

Sûrement quelque chose qui m'a échappé car malgré toutes les activités sportives que j'ai pu pratiquer depuis mon plus jeune âge, aucun sport d'endurance et encore moins de running.

J'avais même horreur de ça ! Qui n'a pas souffert de ces "séances d'endurance" en EPS au collège ? Courir en rond sans aucun but, être précis à 2 secondes près sur un tour ("2 secondes ???! Non mais il est sérieux ce prof ?!!!"), du grand n'importe quoi si vous voulez savoir ce que j'en pensais à ce moment-là.

Bref, me voilà devenu littéralement un coureur du dimanche, à dévorer du bitume : premier run et pas moins de... 3kms en un peu moins de 20min. Pas glorieux et pourtant j'ai tout donné ! Plus de jambes et surtout plus de souffle. 

Ma motivation était toute trouvée : faire mieux que ça ! Mais une fois parvenu à courir 30min ou 5kms, ce qui arrive très vite après quelques séances, difficile de trouver l'envie... me voilà sollicité par mes vieux démons. À quoi bon courir sans raison ?

"L'appli" m'a sauvé la vie. En bon geek, j'ai adoré : connaître précisément sa distance, sa vitesse (je ne savais pas encore ce qu'était l'allure à l'époque...), visualiser son tracé sur la carte, mesurer ses progrès semaine après semaine. Voilà ce qu'il me fallait pour me pousser à faire mieux à chaque sortie. Aujourd'hui, il existe une multitude d'applications multisports ou running comme RunKeeper, d'autres sont fournies avec votre montre de sport comme Garmin, et beaucoup se synchronisent avec une application plus typée réseaux sociaux comme Strava. Je ne vous dirai pas ce qui est le mieux ; d'abord je n'ai pas la prétention de toutes les connaître, et puis, chaque utilisateur a un besoin qui lui correspond. Essaie, une appli se supprime plus vite encore qu'elle ne s'installe !

La musique. Grosse source de motivation pour ne pas en avoir marre au bout de la 8ème minute ! Et pourtant je cours quasiment tout le temps sans maintenant ; paraît que c'est propice à la méditation... Mais à mes débuts, im-po-ssible de courir sans. Perso je vis la musique, elle influe sur mon humeur, me rend triste ou me motive (et là c'est bien ce qu'on recherche !). Un bon son, un bon casque... ah oui à ce sujet, il existe plein de casques ou oreillettes adaptés à la pratique sportive, qui tiennent bien en place, sont légers voire étanches ! Moi j'ai simplement des oreillettes intra oriculaires, elles tiennent parfaitement et m'offrent un super son alors... à toi de voir ! 


Les basiques. J'aurais sans doute dû commencer par là... Lorsque l'on débute la pratique de la course à pied, il est important d'avoir des chaussures adaptées. À chaque sport ses spécificités et donc ses besoins. Là non plus je ne vais pas conseiller un modèle en particulier car il dépend de sa pratique (distance, fréquence, type de revêtement...) et de sa morphologie (poids, type de foulée...). Accessoire indispensable donc, même si l'on peut aussi craquer pour la panoplie complète (haut, bas... pour l'été pour l'hiver, manchons et autres accessoires...). Mais perso, il s'agit aussi d'une source de motivation : une nouvelle paire aux pieds me donne envie de dévorer les kilomètres !

 
La course. C'est un des premiers conseils qu'on m'a donné : s'inscrire à une course officielle. Pouh, honnêtement ça m'a terrorisé ! "Une compétition, moi ?! Mais je viens de commencer... et puis égoïstement, je cours pour moi !" Voilà à peu près ce que je pensais. Trois mois plus tard, je prenais le départ de mon premier 10km, il y a tout juste deux ans. Avec un peu de recul, participer à une course permet d'avoir une raison supplémentaire de courir mais surtout d'avoir un but, un objectif de progrès à atteindre. Une bonne astuce pour casser la monotonie des entraînements et nous sortir de notre zone de confort. 

Les erreurs. Si je n'ai pas vocation de remplacer un coach, il y a quelques erreurs de débutant (euh... oui oui, dans lesquelles je suis tombé) à éviter. 

Tout d'abord, la fréquence. On peut avoir tendance à s'emballer et à faire 3 sorties par semaine dès le début. Là encore, tout dépend de sa pratique sportive mais le risque est de se dégoûter, s'écœurer en quelque sorte, comme lorsque l'on finit la dernière part de gâteau, préparé pour les copains et qu'on s'est finalement enfilé en solo, d'une seule traite, sans même s'en rendre compte ! Mieux vaut rester sur sa faim, susciter l'envie d'enfiler à nouveau ses runnings, son casque et de lancer son appli ! Augmenter sa fréquence arrivera progressivement. 

C'est d'ailleurs un autre piège à éviter. Il faut augmenter son kilométrage progressivement (pas plus de 10/15% supplémentaires d'une semaine à une autre) pour habituer son corps aux différents traumatismes qu'il subit. Autrement dit, ne pas passer de 25 à plus de 40km parce que tu es en vacances... au risque, comme moi, de te retrouver avec les deux genoux bloqués au point d'être incapable de te lever de ta chaise ! Autant apprendre des erreurs des autres non ?


Step by step. Du bon sens sans doute, mais parfois pris d'un engouement certain, on serait prêt à s'inscrire à l'UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc, NDLR) ou autre diagonale des fous ! Autrement dit, il faut choisir des courses adaptées à son niveau pour ne pas se dégoûter ou pire, risquer une blessure. 

Perso, j'ai appris la pratique du running sur le tas, en me documentant sur les nombreux sites dédiés, en prenant des conseils auprès de runners bien plus expérimentés. Le running est aussi un sport de partage. Mais il me reste bien plus à apprendre que je n'ai appris !

Je cours d'abord et surtout pour moi, pour le bien et le plaisir que cela m'apporte, sans jamais oublier d'écouter mon corps. Voilà comment je me suis mis au running ; ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas prêt d'écrire l'article "comment j'ai arrêté la course à pied" !

 

 

Ecrit par
portrait

Thibaut Porcar Guezenec

INGENIEUR de PARIS

Mes disciplines
yoga / pilates marathon semi-marathon renforcement / musculation 10 km
Mes disciplines
yoga_or_pilates marathon half_marathon strength_training 10k

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